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Il s’agit d’une phrase fameuse de la chanson de Jacques Brel: “Bruxelles”.

J’étais de retour dans cette ville en des circonstances très tristes, et, je ne sais pourquoi  cette chanson me trottait constamment dans la tête.

Ceux qui la connaissent associent en général à la Belgique, et à Bruxelles en particulier, l’adjectif de joyeuse. Déjà Breughel représentait fréquemment les belges au cours de manifestations qui certes n’étaient pas tristes. En général les pays voisins, France, Hollande, Angleterre, … considèrent la Belgique comme une terre pour prendre du bon temps.

Bruxelles était également une terre de refuge, proche de Paris pour les français, mais aussi une ville bien agréable à vivre. On trouvera ci-après, deux textes de Rimbaud et Hugo qui ne tarissent pas d’éloges sur les charmes de cette ville malgré les circonstances pénibles qui motivaient leurs présences dans la capitale belge.

Bruxelles, aujourd’hui est une ville internationale, capitale de l’Europe et de tant d’autres organisations. Je notai lors de mon séjour la présence massive de tous les peuples du monde, souvent à la seconde ou troisième génération. Étrangement tous d’une certaine manière brusselaient, come le voulait Jacques Brel. Jamais quelques terroristes isolés ne pourront modifier cela.

Bruxelles toujours brusselera.


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Theo van Rysselberghe (Belga, 1862-1926) – Un après midi d’été (una tarde de verano)

«En la época en que Bruselas bruselaba…»

Se trata de una frase famosa de la canción de Jacques Brel: “Bruxelles”.

De vuelta en esta ciudad en circunstancias muy tristes, no sé por qué esta canción me rondaba constantemente la cabeza.

Los que la conocen asocian Bélgica en general, y Bruselas en particular, al adjetivo “alegre”. Breughel ya representaba a menudo a los belgas durante eventos en los que claramente no estaban tristes. En general, los países vecinos como Francia, Holanda, Inglaterra,… consideran Bélgica como una tierra donde pasar un buen rato.

Bruselas fue también una tierra de refugio, próxima a Paris para los franceses; además era una ciudad muy agradable para vivir. He copiado más abajo dos textos de Rimbaud y de Hugo en los que no dejan de elogiar los encantos de esta ciudad, a pesar de las circunstancias penosas que motivaron su presencia en la capital belga.

Bruxelles es actualmente una ciudad internacional, capital de Europa y de tantas otras organizaciones. Noté durante mi permanecía allí la presencia masiva de todos los pueblos del mundo, a menudo de segunda o tercera generación. Extrañamente, todos en un cierto modo, bruselaban, como lo quería Jacques Brel. Jamás ningún terrorista aislado podrá modificar eso.

Bruselas siempre bruselerá.


En resumen aquí tienen:

  • Bruxelles de Jacques Brel (subtitulada en español)
  • Un après midi d’été (una tarde de verano) de Theo van Rysselberghe (1862-1926)
  • Bruxelles de Arthur Rimbaud (1854-1891) (bilingue)
  • Une nuit à Bruxelles de Victor Hugo (1802 – 1885) (bilingue)

 Jean Claude Fonder


Bruxelles de Arthur Rimbaud (1854-1891)

Plates-bandes d’amarantes jusqu’à
L’agréable palais de Jupiter.
– Je sais que c’est Toi qui, dans ces lieux,
Mêles ton bleu presque de Sahara !

Puis, comme rose et sapin du soleil
Et liane ont ici leurs jeux enclos,
Cage de la petite veuve !…
Quelles
Troupes d’oiseaux, ô ia io, ia io !…

– Calmes maisons, anciennes passions !
Kiosque de la Folle par affection.
Après les fesses des rosiers, balcon
Ombreux et très bas de la Juliette.

– La Juliette, ça rappelle l’Henriette,
Charmante station du chemin de fer,
Au coeur d’un mont, comme au fond d’un verger
Où mille diables bleus dansent dans l’air !

Banc vert où chante au paradis d’orage,
Sur la guitare, la blanche Irlandaise.
Puis, de la salle à manger guyanaise,
Bavardage des enfants et des cages.

Fenêtre du duc qui fais que je pense
Au poison des escargots et du buis
Qui dort ici-bas au soleil.
Et puis
C’est trop beau ! trop ! Gardons notre silence.

– Boulevard sans mouvement ni commerce,
Muet, tout drame et toute comédie,
Réunion des scènes infinie
Je te connais et t’admire en silence.

Bruselas

Arriates de amarantos hasta
el palacio encantador de Júpiter.
––Ya sé que eres Tú quien, aquí, mezcla
tu Azul que es casi un azul Sáhara.

Y, como abeto y rosa del sol
––y liana–– aquí encierran sus juegos,
¡jaula de la viudita….!
¡Qué vuelos
de pájaros, oh, la io, la io!…

––¡Mansas mansiones, pasas pasiones!
Kiosco de la Loca de afecciones.
Tras las vergas del rosal, balcones
umbríos y bajos de Julieta.

––La Julieta evoca la Enriqueta,
en el monte, una estación preciosa,
como en medio de una huerta umbrosa,
do un vuelo azul de duendes se posa.

Banco en el que la blanca Irlandesa
hoscos cielos canta en su guitarra.
Después, en la sala guayanesa
parloteo de niños y jaulas.

Ventana ducal; con ella pienso
en venenos de boj y babosas
dormidos aquí, en el sol.
Silencio:
¡no puedo con tanta cosa hermosa!

––Bulevar sin comercio y sin pasos,
mudo, lleno de drama y comedia,
teatro de multitud de escenas,
en silencio te conozco y te amo.


Une nuit à Bruxelles de Victor Hugo (1802 – 1885)

Aux petits incidents il faut s’habituer.
Hier on est venu chez moi pour me tuer.
Mon tort dans ce pays c’est de croire aux asiles.
On ne sait quel ramas de pauvres imbéciles
S’est rué tout à coup la nuit sur ma maison.
Les arbres de la place en eurent le frisson,
Mais pas un habitant ne bougea. L’escalade
Fut longue, ardente, horrible, et Jeanne était malade.
Je conviens que j’avais pour elle un peu d’effroi.
Mes deux petits-enfants, quatre femmes et moi,
C’était la garnison de cette forteresse.
Rien ne vint secourir la maison en détresse.
La police fut sourde ayant affaire ailleurs.
Un dur caillou tranchant effleura Jeanne en pleurs.
Attaque de chauffeurs en pleine Forêt-Noire.
Ils criaient : Une échelle ! une poutre ! victoire !
Fracas où se perdaient nos appels sans écho.
Deux hommes apportaient du quartier Pachéco
Une poutre enlevée à quelque échafaudage.
Le jour naissant gênait la bande. L’abordage
Cessait, puis reprenait. Ils hurlaient haletants.
La poutre par bonheur n’arriva pas à temps.
” Assassin ! – C’était moi. – Nous voulons que tu meures !
Brigand ! Bandit ! ” Ceci dura deux bonnes heures.
George avait calmé Jeanne en lui prenant la main.
Noir tumulte. Les voix n’avaient plus rien d’humain ;
Pensif, je rassurais les femmes en prières,
Et ma fenêtre était trouée à coups de pierres.
Il manquait là des cris de vive l’empereur !
La porte résista battue avec fureur.
Cinquante hommes armés montrèrent ce courage.
Et mon nom revenait dans des clameurs de rage :
A la lanterne ! à mort ! qu’il meure ! il nous le faut !
Par moments, méditant quelque nouvel assaut,
Tout ce tas furieux semblait reprendre haleine ;
Court répit ; un silence obscur et plein de haine
Se faisait au milieu de ce sombre viol ;
Et j’entendais au loin chanter un rossignol.

Una noche en Bruselas 

A los pequeños incidentes necesitamos acostumbrarnos.
Ayer llegaron a mi casa para matarme.
En este país tendría que no creer en los refugios.
No sabemos a qué pandilla de pobres imbéciles
De repente en la noche se lanzó contra mi casa.
Los arboles de la plaza tuvieron escalofríos,
Pero ni un habitante se movió. La escalada
fue larga, ardiente, horrorosa, y Jeanne estaba enferma.
Reconozco que tenia por ella un poco de miedo.
Mis dos nietos, cuatro mujeres y yo,
Eran la guarnición de esta fortaleza.
Nadie llegó para socorrer la casa en peligro.
La policía estuvo sorda estando ocupada en otra parte.
Una piedra cortante rozó Jeanne en lagrimas.
Ataque de carboneros en medio de la Forêt-Noire.
Gritaban: Una escala ! una viga ! Victoria !
Alboroto en el que se perdían nuestros gritos sin eco.
Dos hombres traían del barrio Pachéco
Una viga sacada de algún andamiaje.
El amanecer molestaba la pandilla. El asalto
Se paraba, después retomaba. Gritaban jadeando.
La viga por suerte no llegó a tiempo.
” ¡Asesino! – Era yo. – ¡Te queremos muerto!
¡Ladrón ! ¡Bandido! ” Esto duró dos horas largas.
George había tranquilizado Jeanne tomándole la mano.
Negro tumulto. Las voces ya no tenía nada de humano;
Pensativo, tranquilizaba las mujeres en oración,
Y mi ventana estaba agujereada con piedras.
Faltaban allá gritos de ¡viva el emperador!
La puerta resistió golpeada con furor.
Cincuenta hombres armados demostraron esta valentía.
Y mi nombre surgía en los clamores de rabia:
¡A la farola! ¡Muerte! ¡Que muera! ¡Lo queremos!
A veces, meditando algún nuevo asalto,
Este montón de furiosos parecía recobrar aliento;
Breve tregua; un silencio oscuro y lleno de odio
Ocurría en medio de esta siniestra invasión;
Y oía en la lejanía cantar un ruiseñor.