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Fue une verdadero regalo en verano: En una iglesia de Milán, San Pietro in Gessate, Fabio Bondi y su conjunto Europa Galante interpretaron magistralmente Las cuatro estaciones” de Antonio Vivaldi. El famoso músico en esta obra es particularmente innovador, su música es descriptiva más que melódica. Bastará leer durante la escucha los sonetos que la inspiraron.

He asociado a este obra maestra musical, “Canción de otoño” de Paul Verlaine que es  también muy descriptivo con la música de sus palabras  y “La cometa” de Francisco Jose de Goya y Lucientes, que evoca admirablemente, para mi, con su luz y sus colores,  la ambiente de la obra de Vivaldi.

La cometa. Francisco Jose de Goya y Lucientes (1777-1778)

Ce fut un vrai régal en été: Dans une église de Milan, San Pietro in Geste, Fabio Bondi et son ensemble Europa Galante interprétèrent magistralement “Les quatre saisons” de Antonio Vivaldi. Le célèbre musicien dans cette oeuvre est particulièrement innovateur, sa musique est descriptive plus que mélodique. Il suffira durant l’écoute de lire les sonnets qui la inspirèrent.
J’ai associé à ce chef d’oeuvre musical, “Canción de otoño” de Paul Verlaine qui lui aussi est très descriptif avec la musique de ses mots et “La compta” de Francisco Jose de Goya y Lucites, qui évoque admirablement, selon moi, avec sa lumière et ses couleurs,  l’atmosphère de l’oeuvre de Vivaldi.

 Jean Claude Fonder


“LAS CUATRO ESTACIONES” DE ANTONIO VIVALDI  ACCADEMIA BIZANTINA – STEFANO MONTANARI

(He tenido que substituir la interpretación de Fabio Bondi por la de Stefano Montanari que me ha siempre encantado).

LA PRIMAVERA

Allegro
Voici le Printemps,
Que les oiseaux saluent d’un chant joyeux.
Et les fontaines, au souffle des zéphyrs,
Jaillissent en un doux murmure.

Ils viennent, couvrant l’air d’un manteau noir,
Le tonnerre et l’éclair messagers de l’orage.
Enfin, le calme revenu, les oisillons
Reprennent leur chant mélodieux.

Largo
Et sur le pré fleuri et tendre,
Au doux murmure du feuillage et des herbes,
Dort le chevrier, son chien fidèle à ses pieds.

Allegro
Au son festif de la musette
Dansent les nymphes et les bergers,
Sous le brillant firmament du printemps.

Allegro
Llegó la primavera y de contento
las aves la saludan con su canto,
y las fuentes al son del blanco viento
con dulce murmurar fluyen en tanto.

El aire cubren con su negro manto
truenos, rayos, heraldos de su adviento,
y acallándolos luego, aves sin cuento
tornan de nuevo a su canoro encanto.

Largo
Y así sobre el florido ameno prado
entre plantas y fronda murmurante
duerme el pastor con su fiel perro al lado.

Allegro
De pastoral zampoña al son chispeante
danzan ninfa y pastor bajo el techado
de primavera al irrumpir brillante.

L’ESTATE

Allegro non molto – Allegro
Sous la dure saison écrasée de soleil,
Homme et troupeaux se languissent,
et s’embrase le pin.
Le coucou se fait entendre, et bientôt
d’une seule voix
Chantent la tourterelle et le chardonneret.

Zéphyr souffle doucement, mais, tout à coup,
Borée s’agite et cherche querelle à son voisin.
Le pâtre s’afflige, car il craint
L’orage furieux, et son destin.

Adagio – Presto – Adagio
À ses membres las, le repos est refusé :
La crainte des éclairs et le fier tonnerre
Et l’essaim furieux des mouches et des taons.

Allegro
Ah, ses craintes n’étaient que trop vraies,
Le ciel tonne et fulmine et la grêle
Coupe les têtes des épis et des tiges.

Allegro non molto – Allegro
Bajo dura estación del sol ardida
mústiase hombre y rebaño
y arde el pino;
lanza el cuco la voz
y pronto oída
responden tórtola y jilguero al trino.

Sopla el céfiro dulce y enseguida
Bóreas súbito arrastra a su vecino;
y solloza el pastor, porque aún cernida
teme fiera borrasca y su destino.

Adagio – Presto – Adagio
Quita a los miembros laxos su reposo
el temor a los rayos, truenos fieros,
de avispas, moscas, el tropel furioso.

Allegro
Sus miedos por desgracia son certeros.
Truena y relampaguea el cielo y grandioso
troncha espigas y granos altaneros.

L’AUTUNNO

Allegro
Par des chants et par des danses,
Le paysan célèbre l’heureuse récolte
Et la liqueur de Bacchus
Conclut la joie par le sommeil.

Adagio molto
Chacun délaisse chants et danses :
L’air est léger à plaisir,
Et la saison invite
Au plaisir d’un doux sommeil.

Allegro
Le chasseur part pour la chasse à l’aube,
Avec les cors, les fusils et les chiens.
La bête fuit, et ils la suivent à la trace.

Déjà emplie de frayeur,
fatiguée par le fracas des armes
Et des chiens, elle tente de fuir,
Exténuée, mais meurt sous les coups.

Allegro
Celebra el aldeano a baile y cantos
de la feliz cosecha el bienestar,
y el licor de Baco abusan tantos
que termina en el sueño su gozar.

Adagio molto
Deben todos trocar bailes y cantos:
El aire da, templado, bienestar,
y la estación invita tanto a tantos
de un dulcísimo sueño a bien gozar.

Allegro
Al alba el cazador sale a la caza
con cuernos, perros y fusil, huyendo
corre la fiera, síguenle la traza;

Ya asustada y cansada del estruendo
de armas
y perros, herida amenaza
harta de huir, vencida ya, muriendo.

L’INVERNO

Allegro non molto
Trembler violemment dans la neige étincelante,
Au souffle rude d’un vent terrible,
Courir, taper des pieds à tout moment
Et, dans l’excessive froidure, claquer des dents;

Largo
Passer auprès du feu des jours calmes et contents,
Alors que la pluie, dehors, verse à torrents;

Allegro
Marcher sur la glace, à pas lents,
De peur de tomber, contourner,

Marcher bravement, tomber à terre,
Se relever sur la glace et courir vite
Avant que la glace se rompe et se disloque.

Sentir passer, à travers la porte ferrée,
Sirocco et Borée, et tous les Vents en guerre.
Ainsi est l’hiver, mais, tel qu’il est, il apporte ses joies.

Allegro non molto
Temblar helado entre las nieves frías
al severo soplar de hórrido viento,
correr golpeando el pié cada momento;
de tal frió trinar dientes y encinas.

Largo
Pasar al fuego alegres, quietos días
mientras la lluvia fuera baña a ciento;

Allegro
caminar sobre hielo a paso lento
por temor a caer sin energías.

Fuerte andar, resbalar, caer a tierra,
de nuevo sobre el hielo ir a zancadas
hasta que el hielo se abra en la porfía.

Oír aullar tras puertas bien cerradas
Siroco, Bóreas, todo viento en guerra.
Esto es invierno, y cuánto da alegría.

“CANCIÓN DE OTOÑO” (CHANSON D’AUTOMNE),
DE PAUL VERLAINE

Chanson d’Automne

Les sanglots longs
des violons
de l’automne
blessent mon coeur
d’une langueur
monotone.

Tout suffocant
et blême, quand
sonne l’heure,
je me souviens
des jours anciens
et je pleure.

Et je m’en vais
au vent mauvais
qui m’emporte
deçà, delà,
pareil à la
feuille morte.

De Poèmes saturniens,1866

Canción de otoño

Los sollozos más hondos
del violín del otoño
son igual
que una herida en el alma
de congojas extrañas
sin final.

Tembloroso recuerdo
esta huida del tiempo
que se fue.
Evocando el pasado
y los días lejanos
lloraré.

Este viento se lleva
el ayer de tiniebla
que pasó,
una mala borrasca
que levanta hojarasca
como yo.

De Poemas saturninos, 1866.
Versión de Carlos Pujol