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Soy un impresionista, quiero decir que disfruto del arte a través de mis impresiones. Creo que cualquier obra tiene que hablarme con lenguaje propio: la literatura, el teatro, la música, la pintura, la escultura, la  arquitectura, el cine, la fotografía …
Me gusta confrontarme directamente con la obra, probar sensaciones, conmoverme ante de ella sin recurrir a ningún elemento intelectualista o reflexivo. Dejando así que solo la obra, y eventualmente su contexto y mi capital cultural personal, puedan enriquecer nuestra relación. Relación que, por este motivo, será única e irrepetible en el tiempo y en el espacio.

Joaquim Sunyer, El maquillaje, 1907Joaquim Sunyer, El maquillaje, 1907

Je suis un impressionniste, ce qui signifie que j’apprécie l’art au travers de mes impressions. Je crois que tout art doit s’exprimer avec le langage qui lui est propre: la littérature, le théâtre, la musique, la peinture, la sculpture, l’architectura, le cinema, la photographie …
Il me plait de me confronter directement avec l’oeuvre, d’éprouver des sensations, de m’émouvoir devant elle sans recourir à aucun élément intellectualiste ou réflexif. De façon que seule l’oeuvre, et éventuellement son contexte et mon capital culturel personnel, peuvent enrichir notre relation. Relation qui, pour ce motif, sera unique et impossible à reproduire.

Os propongo tres obras: “El maquillaje” de Joaquim Sunyer, un extracto de “Sodome et Gomorrhe” de Marcel Proust y el preludio de “Pelléas et Mélisande” de Claude Debussy.

 Jean Claude Fonder

« Quel chef-d’œuvre que Pelléas ! s’écria Mme de Cambremer, j’en suis férue » ; et s’approchant de moi avec les gestes d’une femme sauvage qui aurait voulu me faire des agaceries, s’aidant des doigts pour piquer les notes imaginaires, elle se mit à fredonner quelque chose que je supposai être pour elle les adieux de Pelléas, et continua avec une véhémente insistance comme s’il avait été d’importance que Mme de Cambremer me rappelât en ce moment cette scène, ou peut-être plutôt me montrât qu’elle se la rappelait. « Je crois que c’est encore plus beau que Parsifal, ajouta-t-elle, parce que dans Parsifal il s’ajoute aux plus grandes beautés un certain halo de phrases mélodiques, donc caduques puisque mélodiques. — Je sais que vous êtes une grande musicienne, Madame, dis-je à la douairière. J’aimerais beaucoup vous entendre. »

“-¿Qué obra maestra, Peleas! -exclamó la señora de Cambremer-. Estoy amartelada”; y acercándoseme con los gestos de una mujer salvaje que hubiese querido hacerme melindres, ayudándose con los dedos para picar las notas imaginarias, se puso a tararear algo que supuse debía ser para ella los adioses de Péleas, y continuó con una insistencia vehemente, como si fuese importante que me recordara la escena en ese momento o mejor, me demostrase que la recordaba. “Creo que es más hermoso aún que Parsifal -agregó-, porque en Parsifal, junto a grandes bellezas se encuentra un halo de frases melódicas; por consiguiente, caducas ya que melódicas”. “-Sé que es usted muy música, señora -le dije a la dueña-. Me agradaría mucho poder oírla”.

(Marcel Proust, Sodome et Gomorrhe)

Claude-Debussy-al-piano

Debussy: Pelléas et Molisane: escuchar